Mon premier Tri

Un groupe de courageux s’est présenté au départ du CD de Baudreix où Stéphane Audouin, fait un podium “catégorie humour” ...
Pour avoir retracer avec brio son point de vue du CD de Baudreix avec les copains (surtout les copines d’ailleurs).


Fort de mon expérience victorieuse sur mon premier CD à Socoa où j' avais battu la trésorière du club d' une seconde ( elle m' en parle à chaque fois ),
c' est le cœur léger au début de l' été que je signais mon inscription pour celui de Baudreix persuadé que j' allais encore progressé vers l' excellence.

Quand je jetais un œil sur le parcours vélo  et son profil ( un conseil , faites le avant de vous inscrire ), les premières aigreurs d' estomac commencèrent à apparaître.
Le profil ressemblait à une étape du tour de France avec des pentes à 17 % sauf que moi je ne connais pas de pharmacien !

Mais l' été passant , les vacances défilant, les sombres rêves se dissipèrent pour laisser la place aux plaisirs des voyages,
des retrouvailles avec des amis vus trop rarement et qui vous parlent apéritif et non pas chronomètre ou nouvelle paire de running.
L' inconvénient de l' été, c' est que les bonnes résolutions de diététique et d' entraînement sont vite oubliées.      
24 Aout, sept heures du matin, le réveil est brutal, c' est la fin des vacances et dans trois semaines c' est Baudreix.

Je reprends l' entraînement, je cours à deux à l' heure, je pédale avec des jambes de plomb et je ne sais toujours pas nager.
D' ailleurs Vincent, pour me rassurer une semaine avant l' épreuve, m' assura que je nageais comme un playmobil après m' avoir vu barboté aux Dagueys .
Cette approche psychologie de notre coach de course à pieds me laisse encore perplexe aujourd'hui.

Après trois heures de route, les membres inscrits du Triathlon de Libourne se retrouvent le samedi 15 septembre pour déjeuner dans l' un des chalets loué pour l' occasion.
Tous le monde s' embrasse, partage les provisions pour déjeuner , les sourires sont encore de mise.

En fin d' après midi, notre petite troupe s' élance pour reconnaître le parcours vélo. Le début étant particulièrement roulant, les langues se délient,
 le moral est tellement à son zénith que nous ne parlons plus simplement de finir la course mais de stratégie et de record personnel.

D' un seul coup, nous sommes plongés dans une pénombre précoce, non pas que nous sommes partis trop tard mais tout simplement  l' astre du jour est dissimulé par un pic.
Première réaction de Sophie  (qui m' avait accusé d' être incapable de lire un profil et d' exagérer les difficultés du parcours) nous nous sommes trompés d' endroit,  
Sabine souffle d' agacement, Elisa est stoïque , Vincent s' en fout ( lui, il ne fait pas la course). Quant à moi, les aigreurs du début de l’été  reviennent au grand galop.

Finalement, la reconnaissance se fait en voiture sous la direction de Fréderic. A la découverte de la pente de plus de deux kilomètres que nous devrons parcourir deux fois avec un final à plus de 17%,
l' ambiance de ma voiture ressemble à celle d' un corbillard en moins gai.
Le début de la soirée autour d' un plat de pâtes est plombé par la perspective d' un futur enfer. Vincent propose un apéro ( vu qu’il ne court pas) mais grâce à notre Virginie les sourires refont surface.

Le départ a lieu à 14 heures, les filles partent finalement trois minutes après les garçons suite à une intervention d' Elisa en tant que représentante de la ligue féminine . Histoire de montrer que même à 300 bornes, c' est Libourne qui donne le tempo.

Bonne surprise pendant la natation, j' ai enfin trouvé mon souffle , j' ai l' impression d' avancer et même si des filles me rattrapent , je ne vais pas sortir carbonisé de l' eau et pouvoir me rattraper sur le vélo.
A la sortie du lac, alors que j' enlève immédiatement ma combinaison, l' organisateur qui est se trouve par hasard à mes cotés me balance dans les dents : " je ne veux pas dévaloriser votre performance mais vous êtes le dernier des garçons". Connard !

En plus au moment où je m' apprête à partir à vélo , je suis rejoint par Sophie , ce qui veut dire qu' elle a trois minutes d' avance sur moi, je commence à être très agacé.
Je pars comme un V2, j' attaque la montée à prés de 15 km/h, je double Elisa ( cette fois je ne vais pas lui mettre une seconde mais au moins 15 minutes! ),
 J'aperçois la fin de la côte finissant à 17% et d' un seul coup le voile noir, les étoiles dans les yeux, je déchausse in extremis, je termine à pied la pente, doublé par la trésorière qui doit sûrement connaître  un pharmacien.
Quand je pense à toutes les pâtes que j' ai mangées, j' ai la nausée comme dirait Jean-Paul.
Je remonte à vélo, je termine la première boucle comme je peux, je vais abandonner et rentrer tranquillement quand je suis rejoint par cette baltringue de Sophie. Il hors de question que j' abandonne devant ma partenaire d' entraînement, je décide de repartir pour le second tour.

Plus modeste, je prends un rythme moins soutenu au début de la montée avec comme ambition de franchir au moins le mur. De nouveau, gros échec ; pied à terre, je vois Sophie passer et franchir le mur sans même se mettre en danseuse. Si en plus, elle se met sur une roue pour me narguer , je lui balance mon vélo dans le dos.

La fin du parcours vélo est un long calvaire, je me traîne, je ne pense qu' à boire un coca bien frais, j' ai mal au dos, aux mollets, aux cuisses et là franchement j' ai du mal à trouver le côté plaisir du sport.
Le parking vélo est l' ultime témoin de ma déchéance où je décide de renoncer à la course à pied car j' ai peur que mon coca soit trop frais ce qui n' est pas bon pour les intestins ( dixit maman).
Alors que je remonte vers le chalet, Fred puis Amaury franchissent la ligne d' arrivée…
Finalement, je crois que je vais reprendre la clope et le gras, cela fait moins mal.
 
Stéphane

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